Rencontre De Gasquet et entrepreneuriat

J’avais RDV hier avec Bernadette de Gasquet, célèbre défenseure du périnée, et invitée régulière des maternelles en plus d’être écrivain.

C’était un mauvais jour pour moi car un comique jouait à cache cache sur les voies du métro (donc train bloqué) et je suis arrivée une demi-heure en retard. J’ai juste eu le temps de lui dire bonjour ! J’ai quand même pu voir sa fille. Voici ce qui ressort de cet entretien dans leur très joli institut. Je vous préviens, ce billet part un peu dans tous les sens 🙂

1. Applications mobiles

Il va y avoir une application mobile DeGasquet avec du contenu propre à leur méthode : périnée, abdos, post-natal, etc. Peut-être du yoga également ? Ils vont aussi travailler sur des vidéos. Je n’ai pas beaucoup d’infos sur le contenu par contre eux en savent plus sur Perigym (le pourquoi, la démarche de création, les prochaines fonctionnalités, le prix, le nombre de ventes par mois). D’ailleurs, si ça vous intéresse : je visais une vente par jour, c’est monté à 3 par jour et je suis aujourd’hui autour de 7 ventes par jour, pour un revenu tout compris de 200 euros par mois environ (affiliation + ventes directes). Mon « why » était de rassembler des exercices qu’on trouvait à droite à gauche sur le web et de rendre leur réalisation plus motivante. Aujourd’hui, je n’ai pas encore atteint l’objectif qualitatif que je me suis fixée, dans la mesure où Perigym n’est pas « addictif » pour les mamans. C’est une chose de vendre, mais mon vrai but est que l’appli soit utilisée quotidiennement, que les mamans atteignent l’objectif des 500 points.

Nous avons aussi évoqué nos positionnements différents (eux plus spécialisée et scientifiques, moi à vocation plus vulgarisante et surtout orientée régularité des exercices).

2. Partenariats

Marine est d’accord pour me donner des avantages sur des cours de l’institut de Gasquet ! Je compte l’utiliser soit sous la forme d’un jeu concours sur le site, soit sous forme de récompenses (par tirage au sort) sur les personnes qui atteindrait un certain nombre de score sur Perigym. Stay tuned.

3. Droits d’auteur

Autant au début de l’aventure, j’ai toujours fait très attention à citer les « créateurs » des méthodes ou leur relais, autant au fur et à mesure que j’ai ajouté des couches, j’ai oublié de maintenir cet habitude sur les auteurs déjà cités.

Il y a un espèce d’effet d’autosaturation (« ok oui c’est bon, je suis clean, je cite la source partout ») qui fait qu’on oublie d’être rigoureux sur la durée. Je le mentionne ici pour ne pas refaire la même erreur plus tard.

En la regardant manipuler l’appli, j’étais moi-même surprise de voir les endroits que la mention « De Gasquet » n’était pas systématique. Rétrospectivement, je me rappelle avoir hésité à continuer de le mentionner partout (pour privilégier l’avantage de l’exercice : « rapide », etc.) mais là la mention est effectivement trop cachée. Je vais donc y remédier dès la prochaine livraison.

Pendant qu’on y était, je lui ai demandé si je pouvais reprendre d’autres exercices du livre mais là ce serait trop vampiriser leur contenu. Il faut savoir que tous les exercices que je reprends sont soit des exercices qu’on m’a expliqué, soit des exercices clairement « connus » pour ne justement pas avoir de soucis de droits d’auteur. Là, ils m’ont clairement donné leur accord pour citer la fausse inspiration, tant que je citais la source et m’arrêtais là en terme de reprise.

Je ne prévois pour l’instant absolument pas d’investir du budget sur des droits d’auteurs pour proposer plus d’exercices. On verra donc ça plus tard, une fois que la fidélisation des mamans sur l’appli sera au top, et si j’ai les moyens un jour ainsi que l’envie de faire plus « pro ». Je pourrais ainsi bénéficier de leur renommée et avoir des relais pour Perigym. Ils n’ont aucun souci avec le fait d’être exposés avec des méthodes « concurrentes ».

4. Bernadette

C’était marrant de la voir en personne même très brièvement dans la mesure où je ne l’avais vu qu’à la télévision. Pour moi c’était un médecin, qui avait développé une spécialité autour des mamans, périnée et abdo, et était portée sur le yoga. Elle est aussi assez médiatique et propose des formations aux professionnels (ma sage-femme était passée par son institut justement). Bref, c’est une pro qui a bien menée sa barque.

Rencontrer sa fille a été l’occasion de voir que c’était aussi une maman et surtout une femme waouw. Son parcours est l’inverse de ce que je pensais. Elle était professeur de yoga et ce n’est qu’à 38 ans, avec 3 enfants dans les pattes qu’elle a entrepris des études de médecine pour travailler / être légitime dans les sujets qui l’intéressait. Chapeau…

5. L’entrepreneuriat

L’entrepreneuriat, ça fait un peu peur. Même en fixant un investissement maximum de départ, je ne sais pas si je ne vais pas me voir coller un procès sur le dos pour X raison ou si je ne vais pas me prendre un redressement sur quelque chose que je ne savais pas au niveau des impôts ou telle loi obscure. « Normalement » tout est ok, j’ai lu les docs et tout mais il y a toujours un doute… En tant qu’autoentrepreneur, je n’ai pas de compte séparé et mes biens personnels (donc ceux de ma famille) peuvent être engagés. Pour cette raison, je n’exclus pas de changer de statut.

Il y a aussi les fois où tel kiné ou sage femme va me prendre la tête sur un détail (heureusement c’est rare !) et là, je me demande (brièvement) si ça vaut la peine de m’embêter avec tout ça. Ou quand une maman m’envoie un mail comme si tout lui était dû (ex : je dois lui trouver un kiné proche de chez elle / je dois faire une appli spécifique pour windows 8, maintenant !).

L’entrepreneuriat, c’est aussi trop bien. D’avoir des feedbacks directs de nos utilisateurs, de voir que notre produit aide. De pouvoir tester des choses. D’assumer de ne pas être expert mais de rendre les choses plus accessibles justement.

Donc oui, ça fait peur mais c’est aussi super motivant 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *