Les pets vaginaux

Il y a quelques temps, une jeune fille nous a contacté car elle souffrait de pets vaginaux. Elle se demandait si c’était grave et comment s’en débarrasser.

Les pets vaginaux sont un signe typique de périnée affaibli. Ils sont très différents des pets intestinaux classiques car ils ne constituent pas réellement des gazs, juste de l’air qui ressort du vagin. Ils n’ont pas d’odeur. Ils sont « juste » embarrassants.

C’est le même air avec les grosses bulles qui ressort d’une bouteille, quand vous la déversez complètement dans un seau.

Image d'une bouteille qu'on déverse

Face aux symptômes de cette jeune fille, les avis des kinésithérapeutes sont unanimes : les pets vaginaux se traitent « facilement ». Sandrine Galliac-Alanbari diagnostique une hypotonie périnéale et conseille un renforcement des muscles releveurs. Elodie Morgant pense que quelques séances de rééducation manuelle peuvent suffire, avec quelques exercices de contrôle à apprendre et à faire. Cela permettra de passer en revue les muscles releveurs mais aussi les abdominaux et la respiration. Evodie Paul rassure : ce n’est pas grave et oui ça se traite.

Les bruits d’air vaginaux surviennent en général pendant les rapports sexuels. Le fait d’avoir un périnée tonique permet de moins laisser passer l’air autour du pénis (et accessoirement d’avoir plus de sensations ;)).

Si vous n’osez pas encore aller voir un professionnel du périnée pour limiter ces bruits, voici quelques pistes qui pourraient vous aider pour limiter la propagation d’air :

  • éviter les pénétrations trop « brutales »
  • ralentir le rythme de la pénétration
  • ne pas sortir complètement le pénis du vagin pendant la pénétration
  • mettre moins ou pas de lubrifiant
  • respirer « normalement » pendant les rapports (ne pas bloquer son souffle)

La femme souffrant des pets vaginaux bloque le libre cours d’air pendant l’inspiration. Sous l’effet de cette « fausse inspiration », le diaphragme thoracique agit comme un piston, en créant aussi une dépression dans le vagin. Le périnée étant affaibli par les grossesses et distendu par les accouchements, l’air rentre très facilement.

Lorsque la femme débloque son souffle pour expirer, la dépression disparaît, l’air peut sortir en provoquant des bruits dérangeants. (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pet_vaginal) 

En dehors des moments calins, les pets vaginaux semblent survenir de façon inopinée, quand on ne s’y attend pas (en même temps, qui s’attend à péter à tout instant ? ). Ce n’est en réalité pas si hasardeux, il y a bien des moments plus propices à à la rencontre de pets vaginaux :

  • lors de changement de position brusque
  • quand vous faites un mouvement rapide
  • dans l’eau (le bain, la piscine, la mer)
  • en faisant du sport

Si vous avez accouché plusieurs fois, vos chances augmentent car votre bassin est plus large, vos muscles plus distendus, bref l’air rentre plus facilement.

Dans chacun de ces cas de figure, il s’agit d’air qui se promène. Quand vous vous trouvez en position inversée lors de vos ébats ou votre séance de sport (que votre bassin se trouve au dessus de votre diaphragme), l’air entre dans le vagin. Lorsque vous remettez à l’endroit, cet air ressort et…. Prout.  Dans son livre « Périnée, arrêtons le massacre« , Bernadette de Gasquet évoque d’ailleurs le réflexe naturel d’alors essayer de serrer et de fermer l’entrée du vagin : « Or plus on rétrécit l’orifice, plus ça fait de bruit – comme le ballon de baudruche qu’on dégonfle en en pinçant l’ouverture. Inutile d’espérer empêcher l’air de passer !« .

Par ailleurs, Bernadette de Gasquet semble assez critique envers la réponse systématique de rééducation périnéale face à un souci de pets vaginaux. Elle privilégie les analyses plus globales, qui peuvent être tout à fait réalisées auprès d’un kinésithérapeute ou une sage-femme.

« La béance vulvaire et le problème des gazs vaginaux ne sont pas, comme on le dit souvent, dus à un manque de muscle, et la rééducation du pubo-rectal proposée comme réponse universelle sera peu performante. Il convient avant tout d’analyser la morphologie et d’essayer d’agir sur le bassin ».

Pour conclure, ne stressez pas inutilement sur vos pets vaginaux. Ce sont des bruits mécaniques absolument pas représentatif d’une mauvaise santé. S’ils vous embarrassent, vous pouvez les limiter avec des mouvements plus softs et une respiration plus zen. La rééducation périnéale avec un thérapeute peut aussi bien vous aider.

Et vous, quelle est votre expérience sur ce sujet si romantique ?

2 thoughts on “Les pets vaginaux

  1. Moi aussi j’ai des pets vaginaux ! C’est sûr que les premières fois, ça me génait vis à vis de mon copain.
    la première fois que cela m’est arrivée, je ne savais pas du tout ce que c’était et c’est finalement mon homme qui m’a expliqué qu’il en avait déjà entendu parler !!!!
    Du coup , on a été pris d’un fou rire !!! 🙂

    Voilà pour mon expérience personnelle…

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